«Ah ! nous étions de vilains polissons dans le village pour tourmenter ainsi ce bon Monsieur d’Eurymédon; on le disait un peu timbré, il se croyait toujours poursuivi par ses ennemis, et, pour lui faire peur, les filles et les garçons se cachaient derrière les sapins et lui criaient : «Prenez garde, M. d’Eurymédon, demain ils viendront vous prendre» et c'était d'autant plus mal à nous que ce bon M. d’Eurymédon se dépouillait de tout pour les pauvres; il partageait son dîner avec les plus misérables et bien souvent ayant faim à la maison c'est lui qui nous a nourris. Quant à l'affaire des pierres, c'est Thérèse qui nous les a fait porter sur la galerie, dans nos tabliers; c'est nous qui en avons jeté deux ou trois petites contre les vitres, et nous avons bien ri quand nous avons vu le lendemain monsieur le châtelain qui mesurait les gros cailloux posés dans la galerie croyant qu'ils avaient brisé les fenêtres, comme si des pierres grosses comme le poing pouvaient passer par des trous de noix. Eh puis M. d’Eurymédon avait l'air si épouvanté qu'on s'étouffait de rire... Mais quand il est parti, quelques jours après, et que nous n'avons plus rien reçu à manger, on a eu pour longtemps à se repentir de nos sottises.»
Commentaire d’Oriane (encre bleue): outre que cette anecdote et sans grand intérêt et ne nous apprend pas grand chose sur Wilfrid d'Eurymédon, il faut bien dire que de tels récits peuvent pulluler dans la littérature sans bien faire avancer les choses.
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